Vous avez dit bizarre le comportement des cyberacheteurs ?
Le tourisme a bénéficié de l’internet...
Comme la vente de livres, plus besoin de libraire... euh d’agent de voyage.
Sauf que je constate, qu’il y a un truc qui différencie les deux secteurs. Aujourd’hui, je veux réserver un hôtel pour inviter ma mère à Tahiti. Tous les hôtels me réclament par mail les numéros de ma carte de crédit et la date d’expiration.
Il n’y a pas un mode de transfert de données moins sécurisé.. d’autant plus que ces numéros sont archivés dans un fichier dans l’attente de votre venue. Si vous ne venez pas, l’hôtelier recherchera dans sa feuille excel, et hop, il encaissera. Dans un mauvais polar, on pourrait imaginer que j’enverrais un petit programme en javascript dans mon message de refus à l’hôtelier, qui installerait un trojan sur le disque dur lequel m’expédierait ensuite tous les numéros de CB...
Aussi, je suis libraire sur internet. Je dispose d’un serveur sécurisé mis en place par le Crédit mutuel.
J’ai un site qui aujourd’hui est très visible. Je crée une notice ; dans l’heure, elle est référencée par google ; première à cinquième d’une requête titre-auteur. Ces notices sont consultées par des dizaines - et pour certaines - par des centaines d’internautes dans la journée. Or, je n’ai que très peu de commandes. Pourquoi ? Bibliosurf est trop cher ? Le prix du livre est unique, non ? Bibliosurf n’est pas beau, pas connu... Non, je crois que les internautes se méfient... ils ont peur de saisir leurs numéros de CB dans n’importe quelle fenêtre (même sur un serveur https comme le https://www.creditmutuel.fr/ que j’utilise) alors qu’ils sont prêts pour les vacances à envoyer leurs numéros par mail.
Vous avez dit bizarre ?
Dois-je opter pour la pub pour faire connaitre cette librairie plutôt qu’investir dans la médiation ?