Depuis 2009, le Crédit mutuel applique sur son serveur de paiement en ligne une nouvelle réglementation interbancaire, s’appuyant sur les programmes dénommés Verified by Visa et MasterCard SecureCode. Le but étant de protéger les porteurs de cartes et commerçants (limite le risque d’impayés).
Génial vous allez me dire. Sauf que dans la réalité, cette mesure ne s’applique pour l’instant que « aux petit commerçants » en ligne. Quand vous payez sur les serveurs d’Amazon, Paypal, SNCF et cie, vous n’avez pas besoin de sortir ce deuxième code que vous réclame le serveur et qu’une majorité d’internaute ne connait pas. Pour la BNP, c’est simple : c’est la date de naissance. Mais pour le Crédit agricole, c’est un code spécial qui est remis au moment du retrait de la carte....
Conséquence pour Bibliosurf. Alors que l’internaute a déjà peur de saisir le numéro de leur carte bleue sur Internet, il voit son paiement invalidé faute de connaitre ce deuxième code. Pour Bibliosurf, c’est 20% du chiffre d’affaire de ventes de livres qui part ainsi en fumée soit 12 000 € en 2009.
Un truc énorme. Le commerce : loi du plus fort... comme d’hab.
Message reçu ce soir :
« Oui, j’ai eu un mal fou à valider mon paiement par CB. Je suis à chaque fois redirigée vers ma banque et ça bloque !
Mais après 3 tentatives, ça y est j’ai pu passer ma commande ! »