Trousse à outils du bibliothécaire en ligne
un programme de formation
Le 1er janvier 2005, je commençai ainsi l’année sur Biblio-fr.
« En ce début d’année 2005, j’ai fait un voeux.
Le catalogage et l’indexation prennent leur place au musée de la
bibliothéconomie.
Et les nouvelles technologies ne deviennent pas simplement des outils pour
rationaliser les circuits des documents et de prêt.
- Non -je me répète ! -, la fonction de bibliothécaire ne sera pas réduite Ã
celle d’un caissier de supermarché ouvert non stop soir et week-end !
Comment ?
La norme d’échange Z39.50 est généralisée, le xml et l’indexation
automatique prennent leur essor.
Désormais, en réseau, les bibliothécaires enrichissent leur portail avec des
bibliographies, des extraits audio et vidéo qu’ils ont produits !
Le bibliothécaire bénévole partage ses sources avec le chercheur et
l’éditeur. Même le renseignement au public est mis en réseau, réseau bien
sûr non contrôlé, non hiérarchisé.
Et le métier de bibliothécaire s’arrache de la pesanteur du secrétariat pour
devenir un vrai métier dédié à la culture, à la création de liens et de
subversion ».
J’aimerais aujourd’hui être entendu par ceux qui décident du contenu des formations.
Comme première étape sympathique et pas compliquée, je propose de créer un blog avec la plateforme gratuite wordpress. Tout simplement parce que cet espace utilise un script en open source. Ainsi, ce que vous aurez appris sur ce système ne sera pas perdu par la suite. Patience !
L’objectif étant :
- d’apprendre le B.A.-ba de la publication sur internet. Il y a dix exercices : voir le blog dédié à la formation de bibliosurf
- d’expérimenter des idées de médiation en créant un blog pour une manifestation ponctuelle, ou idée un blog intergénarationnel qui réunirait une classe de primaire et une maison de retraite.
Parallèlement, il vous faudra apprendre à publier des photos sur le net.
Une bonne compression, un cadrage et un éclairage adéquate sont un minimum. Commencez aussi sans tarder à gérer les droits de publication.
L’image, ce n’est pas si facile. C’est un peu comme le cinéma. En bibliothèque, tout le monde pense être compétent. Avant de demander une formation, le mieux est sans doute de s’entraîner sur un blog perso... sur son temps personnel. ;-)
Certains vous encourageront à publier sur une plateforme d’échange comme flickr. C’est sûr : au début, vous bénéficierez des connexions du réseau. Perso, j’ai préféré tenter l’aventure sur une plateforme que j’ai crée http://www.ruedesboulets.com/. Et sans pub aucune, ce petit site atteindra bientôt les 200000 visiteurs.
Pour le traitement des images, commencez tout de suite avec GIMP qui est l’équivalent en logiciel libre de photoshop. Dans un premier temps, concentrez-vous sur les fonctions de base : le redimensionnement, le cadrage, le contraste et la compression. Et ensuite seulement, vous apprendrez à manier les calques et les filtres.
Ah j’oubliais : privilégiez un appareil photo avec un bon objectif et non les giga pixels
Comme Internet est un multimédia, je vous encourage aussi à essayer de capter du son et de le retravailler. Il n’y a pas besoin d’être suréquipé. J’ai un midi-disc et un bon micro cravate et cela suffit. Avec Audacity , vous effectuerez avec facilité des montages multipistes. Il ne vous restera plus qu’à publier vos mp3 sur votre blog et proposer ainsi aux internautes des podcasts !
Conseil : réalisez des montages courts.
Pour apprendre la technique et les bases de la médiation, je considère qu’il faut six mois. Ensuite vous serez prêt pour passer à l’étape nécessaire, obligatoire et capitale qui consiste à installer un script en mode dynamique sur n’importe quel hébergement.
Vous allez télécharger le script worpress et l’installer en local.
Il vous suffira ensuite de récupérer vos données du blog wordpress gratuit.
Vous allez apprendre à vous familiariser avec la communauté wordpress, à installer des thèmes et des plugins pour doper les possibilités de votre blog.
Comme vous savez installer un script, vous allez ensuite télécharger PMB et spip et les installer sur un serveur en local avant de les mettre en ligne sur un hébergement mutualisé. Et pourquoi apprendre à coupler ces deux logiciels. Ce sera vos premiers pas dans le monde de l’interopérabilité !
Et quand vous aurez un peu de temps, vous irez sur les sites dédiés à ces logiciels. Vous verrez vous progressererez plus rapidement que prévu.
Avec SPIP, vous allez apprendre le langage de boucle de ce CMS (langage simplifié qui vous conduira ensuite au PHP). Avec ce langage rudimentaire vous pourrez élaborer des plateformes comme Bibliosurf, animer vos catalogues, réveiller vos fonds, effectuer un vrai travail de médiation.
Certes, il vous restera encore à apprendre les langages de codage : le html et le CSS. Je vous jure : si j’y suis arrivé, tout le monde peut y arriver. Je sais que certains préfèrent la solution Drupal à SPIP. Je pense que ce dernier est plus adapté au travail du bibliothécaire qui aime nécessairement pouvoir effectuer toutes les requêtes possibles sur sa base de données. Vivent les dossiers thématiques .
Plutôt que d’utiliser des plateformes gratuites web 2.0 que vous ne contrôlerez jamais, suivre ce parcours de formation est une base solide qui vous permettra en outre à ne pas gaspiller l’argent public pour acquérir des modules de publication payants à votre SIGB qui sont des dérivés de CMS en open source.
Vous avez besoin d’aide. N’hésitez pas à consulter l’agenda et à me contacter.
5
Messages de forum
-
Merci pour cette synthèse, il faut ajouter qu’un des freins au développement de la médiation dans les bibliothèques est l’absence de prise en charge interne de cette fonction. Je dois être l’un des rares "responsable de la médiation numérique" en France... Or la production de contenus n’est pas coordonnée, on en reste à une médiation traditionnelle : bibliographies + évènements culturels. Le problème n’est donc pas seulement technique, mais aussi organisationnel.
Voir en ligne : http://www.bibliobsession.net
Répondre à ce message
-
Le référent informatique pourrait peut-être prendre ce rôle ?
Au lieu d’être cantonné à standardiste... et relais avec le SIGB....
Répondre à ce message
-
Tout cela est bien tentant, mais "il vous suffira" d’organiser des formations à destination des chefs de service pour leur faire comprendre la nécessité de mettre quelqu’un à 100% sur ce type de projet. A mon petit niveau j’essaie d’expérimenter tout ça, mais sur mon temps perso, alors qu’au final c’est toujours au profit de la collectivité...
Répondre à ce message
-
-
très bon blog tout open source il me semble...
Je pense être un autre exemple de "bibliothécaire SIGB", mais je ne me cantonne pas à ça, je crois qu’il faut aussi savoir s’imposer avec de vrais arguments de fonds sur les plus qu’apportent ces compétences à la structure (formation , maîtrise des différents outils de publication, meilleur relationnel avec certains fournisseurs "technologiques", facilitation de la communication interne et externe...)
Des blogs comme celui ci servent à promouvoir une autre idée des nouvelles technologies dans la profession.
J’espère y contribuer aussi un peu avec www.biblioroots.fr et en faisant mes débuts dans la formation (externe) !!!!
Bonne continuation
Voir en ligne : http://www.biblioroots.fr
Répondre à ce message