Hier, j’ai écrit le tweet suivant : La BILIPO arrête la publication des Crimes de l’année et n’ouvre même pas un blog sur wordpress pour pallier cet arrêt. Scandale ! Tweet qui est resté sans relai et sans réponse. Cela me désole.
Depuis deux ans, j’anime des formations premier niveau en IUT, à la FAC et surtout dans les bibliothèques départementales basées sur des ateliers découverte de la publication en ligne via un blog et de la veille éditoriale via l’agrégation.
Je constate une pratique très faible d’outils excitants pourtant depuis plus de dix ans. Mais je relève aussi un intérêt manifeste des stagiaires. Je sais aussi qu’il existe des bibliothécaires qui ont développé des compétences rares comme Quentin Chevillon. D’autres, grâce à une veille constante, ont appris à maîtriser les outils dit web 2.0 proposés par les plateformes gratuites.
Il faut dépasser ce premier stade de formation !
Je propose de remplacer l’enseignement du catalogage par celui de la publication en ligne
laquelle passe nécessairement par l’apprentissage
des langages de mise en page : html, css
de l’installation de scripts dynamiques sur des serveurs mysql
du paramétrage des plugins
Publier sur le net (et animer des réseaux) doit être intégré au même stade que le maniement du stylo. Un professionnel doit savoir :
interroger une base et récupérer les infos pour les diffuser sur tous les supports, réseaux compris ;
fabriquer et récupérer des flux, des widgets ;
traiter des images ;
monter des enregistrements sonores et des vidéos.
Parallèlement, il serait bien de renforcer le pilier médiation. Le professionnel doit pouvoir s’impliquer, produire du contenu et pas seulement le récupérer. Pour cela, il doit savoir :
écrire une notice, mener une interview ;
scénariser l’information pour la rendre accessible ;
travailler avec les autres professions liés « au livre ».
Par ailleurs, il est temps, en vrac :
d’arrêter de jeter l’argent public par les fenêtres dans l’achat de logiciels propriétaires déjà caducs une fois installés. Le logiciel libre est moins onéreux et permet un développement plus rapide des applications
que la profession s’implique dans le développement des logiciels libres.
que les éléments les plus avancés de la profession partagent leur savoir dans le domaine de la programmation.
de ne plus confier l’Implementation de widget, d’api sur nos catalogues à des prestataires.
que les professions de bibliothécaires, libraires et éditeurs partagent leurs expérience.
Je pars du principe que l’indépendance est toujours primordiale dans le cadre d’une politique d’accès à l’information.
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